Archives de Tag: Demjanjuk

Une dernière video et un grand merci !

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Classé dans Demjanjuk, général, vie du blog

Demjanjuk au théâtre

Pièce LEs Procès Demjanjuk

Le Procès Demjanjuk, photo Markus Kaesler

Le procès du présumé gardien de Sobibor n’intéresse pas que ce blog : l’auteur Canadien Jonathan Garfinkel, qui a donné le 31 mars dernier, à Heidelberg, la première de sa pièce Les Procès Demjanjuk ne s’intéresse pas d’hier au personnage. Il fut en effet l’auteur, dès 2005, de Trials of John Demjanjuk : a Holocasut Cabaret, basée sur la mise en accusation de Demjanjuk par Israël, en 1987.

livre "The Demajnjuk Tirals : a Holocaust Cabaret"

Si le spectacle qu’a eu l’occasion de voir et d’entendre le public allemand se base cette fois sur le procès munichois, il ne s’agit que d’une version revue, actualisée de la première pièce. De quoi s’agit-il? Apparemment d’une farce, avec de nombreux interludes chantés, et un humour cruel,  clownesque, qui fait hésiter le public entre le rire libérateur et le sourire crispé. Lire la suite

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Actualité du procès – récapitulatif au 25/02

A la suite des deux témoignages effectués durant le mois dernier par deux rescapés du camp, puis des enqûeteurs de Ludwigsburg, la cour a pu entendre hier le récit d’un personnage très attendu : Alex Nagorny, lui aussi un Trawniki, a été entendu sur ses rapports avec Demjanjuk lorsqu’ils étaient tous deux formés par les nazis, puis au camp de Flössenburg (Bavière), où ils ont été, un temps, tous deux gardiens.

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Interview du professeur Bled – La « normalisation » du nazisme est un danger

La question à laquelle répond aujourd’hui Jean-Paul Bled, professeur à la Sorbonne, est la version brute, sans détour de ce qui est l’obsession de ce blog. Le temps passe, avec lui les générations : comment alors doit-on faire avec l’inouï, l’abîme du nazisme qu’on connu les grands-parents des jeunes Allemlands d’aujourd’hui?

J’avais donc décidé de poser la fameuse question du temps qui passe et de son rôle. La réponse apportée par monsieur Bled est sans ambiguïté; j’ajouterai, qu’en c’est en tant que réponse d’historien que cette analyse prend tout son sens.

Ainsi l’inouï doit le rester. L’Histoire n’est donc pas faite pour se répéter, ce qui est rassurant, mais pour s’en protéger les exactions nazies ne devront jamais être traitées différemment  que comme des événements « hors normes ». Au regard d’un historien, cela veut dire qu’il y a là une période qui sort du cadre froid de l’étude des actions humaines, pour rentrer dans l’appréciation morale. La « distanciation » est vue comme un processus subi, et le rappel permanent de l' »anormalité » comme un devoir.

Il semble qu’il y ait dans le nazisme une barrière franchie, un point de « non-retour » au sens propre. Cela veut-il dire que les Allemands devront toujour entretenir le même rapport à leur passé? 

A demain pour la suite de l’interview.

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Entretien avec le Professeur Bled – Pédagogie et mémoire

Reprise de la publication des interviews sur la mémoire du nazisme après une semaine un peu décousue. Le reste de l’interview du Docteur Möller sera bientôt publiée, mais j’ai décidé avant cela de mettre en ligne, là encore en les séparant par thèmes, les réponses que j’ai obtenues de la part de Jean-Paul Bled, professeur d’Historie contemporaine à la Sorbonne et spécialiste de l’aire germanique.

Son analyse, sur l’ensemble de l’entretien que j’ai pu obtenir, est intéressante par ce qu’elle repose souvent sur une mise en perspective, une comparaison avec la situation des autres pays, des autres mémoires collectives, France comprise.

A l’occasion d’ailleurs de la parution, ci-dessous, de la première video, mon interlocuteur fait déjà un détour par l’hexagone pour y parler du besoin permanent de pédagogie.

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Interview du professeur Möller – Sur l’histoire de la dénazification

C’est à la fin du mois de janvier, vers une heure  de l’après-midi, que le directeur de l’Institut d’Histoire contemporaine de Munich m’a accueilli dans son bureau, au siège de la rue Leonrodstrasse. Le bâtiment respire les années 70, de la décoration jaune-orange au siège ronds, de tableaux d’une savante abstraction faisant face à des parois de ciment laissée volontairement tel quel…et les étudiants s’y pressent. De jeunes chercheurs, absorbé par leur thèse ou respectueux de l’endroit déambulent sans bruit dans le couloir,  se serrent la main et échangent quelques mots parfois, mais rien ne puisse ressembler à un éclat de voix ne se sera fait entendre.

L’entretien, très chaleureux, a duré une heure. Dès le soir, en réécoutant l’enregistrement, j’ai pu m’apercevoir que mes impressions, celles qui ressortent des interviews avec les étudiants, ne sont pas toutes justes. J’ai décidé de commencer le découpage avec la petite synthèse du docteur Möller sur les étapes de la dénazification. Avant l’analyse, la description.

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actualité du procès – récapitulatif au 1/02

Depuis la reprise du procès, la témoignages à charge continuent, mais la personne de Demjanjuk est largement noyée dans la volonté de préciser quelle a été l’histoire du camp de Sobibor et les conditions qui pouvaient y régner.

Ainsi il y a deux semaines, le professeur Dieter Pohl, docteur à ‘lInstitut d’Historie contemporaine de Munich, est passé à la barre pour décrire en détails quel fut le contexte historique de la création et de l’existence du camp. Il est fort possible, d’ailleurs, qu’il soit à son tour l’objet d’une interview sur le dernier jugement!

A l’opposé de ces témoignages relevant de l’expertise, ce sont les rescapés du camp qui parlent. Avec les paroles Thomas Leaf et Philip Bialowitz, l’expérience de la vie du camp et de la cruauté des Trawnikis auront été largement abordés durant toute la semaine dernière. Sur ces gardiens recrutés à l’Est par les SS, le jugement du premier est clair: « Ils sont pires que les Allemands« . Pires, parce qu’ils frappent sans cesse, à coup de baïonnettes ou de chaussures.

En relatant leurs histoires, les deux octogénaires ont pris garde de bien indiquer quel sens il fallait donner à leur parole: si leurs souvenirs du travail au camp, des horreurs vécues et vues sont intacts, ils ne peuvent aujourd’hui reconnaître Demjanjuk comme leur tortionnaire. Impossible de dire avec certitude si le vieil homme à la casquette bleue, à demi allongé sur un fauteuil roulant que surmonte une couverture, était bien alors le responsable du camp.

En revanche, prévient Dialowitz, faire de Demjanjuk une victime sous le prétexte qu’il a été enrôlé par les SS pour servir dans le camp, est « idiot ». Et pis pour la principale argument en défense de John Demajnjuk.

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