Post Scriptum : Demjanjuk condamné

Demjanjuk

ça y est…presque. Le tribunal de Munich vient de condamner, après un an et demi de procès, John Demjanjuk à une peine de cinq ans de prison. Il aura donc été finalement reconnu coupable d’avoir « participé » à l’élimination de 27900 prisonniers alors qu’il était gardien au camp de Sobibor, de mars à septembre 1943.

Point final? Pas vraiment : le vieil homme vient de faire appel. Deux conséquences à cela : il reviendra devant la cour, et il est libre. Le voilà donc résident de la banlieue de Munich. Avec beaucoup, beaucoup de mauvais goût, j’aurais pu lui suggérer d’éviter un certain arrêt du nord de la ligne de S-Bahn…mais plus sérieusement,voici la deuxième fin de ce petit blog.

La peine infligée est à peu près conforme au réquisitoire du procureur, qui réclamait six années derrière les barreaux. A 91 ans, Demjanjuk n’est pas un symbole, et ne restera probablement pas un souvenir longtemps. Il est le marque, en revanche, de ce qui m’a tant frappé au long de ce blog : en jugeant un criminel de guerre étranger, l’Allemagne s’est placé au sommet de ce fameux « devoir de mémoire » dont on parle tant. Assumer les crimes de son pays, ce serait aussi faire face à la portée universelle des exactions commises, quitte alors à prendre la relève de tribunaux étrangers. La grande leçon du XXe siècle? Disons plutôt l’une d’entre elles!

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