Interview du professeur Bled – La « normalisation » du nazisme est un danger

La question à laquelle répond aujourd’hui Jean-Paul Bled, professeur à la Sorbonne, est la version brute, sans détour de ce qui est l’obsession de ce blog. Le temps passe, avec lui les générations : comment alors doit-on faire avec l’inouï, l’abîme du nazisme qu’on connu les grands-parents des jeunes Allemlands d’aujourd’hui?

J’avais donc décidé de poser la fameuse question du temps qui passe et de son rôle. La réponse apportée par monsieur Bled est sans ambiguïté; j’ajouterai, qu’en c’est en tant que réponse d’historien que cette analyse prend tout son sens.

Ainsi l’inouï doit le rester. L’Histoire n’est donc pas faite pour se répéter, ce qui est rassurant, mais pour s’en protéger les exactions nazies ne devront jamais être traitées différemment  que comme des événements « hors normes ». Au regard d’un historien, cela veut dire qu’il y a là une période qui sort du cadre froid de l’étude des actions humaines, pour rentrer dans l’appréciation morale. La « distanciation » est vue comme un processus subi, et le rappel permanent de l' »anormalité » comme un devoir.

Il semble qu’il y ait dans le nazisme une barrière franchie, un point de « non-retour » au sens propre. Cela veut-il dire que les Allemands devront toujour entretenir le même rapport à leur passé? 

A demain pour la suite de l’interview.

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Classé dans histoire, interview

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